![]() | ||||
| | ||||
| Vous êtes à > Bibliographies > Ça se mange !
Dans la famille Toucouleur, le
père est dentiste, la mère institutrice et les
enfants… de toutes origines : Fatoumata, l’aînée
est née au Mali, Rajiv en Inde, Arsène en Belgique et
Elisa, la petite dernière est née Colombie. Le narrateur
c’est Arsène et il a joué un drôle de tour à
ses parents en s’inscrivant à un jeu TV dont le premier prix est
un repas (chez eux) avec le président de la République et
Madame. Il y a presque trente ans, un président, un vrai, s’invitait à dîner chez ceux qu’on appelait alors « Français moyens ». Nul doute que Yann Mens a gardé en mémoire les ingrédients de cette soupe démago-médiatique pour brosser le portrait de ce personnage qui aime tout et tout le monde (paysans, étudiants, épiciers, policiers, Africains, dentistes, ouvriers, footbaleurs, spaghettis et tutti quanti). C’est parfois drôle, mais on grince quand même un peu des dents quand le faux apôtre de l’amour universel réussit à s’attirer la sympathie de la famille en lançant un juron (« les salsifis c’est de la merde ! ») et acceptant pour sa peine de faire la vaisselle, sous l’œil gogenard de Madame. Et hop ! un peu de mousse sur les mains, et voilà l’homme devenu proche, quant à l’homme politique… La politique est un sujet trop rare dans la fiction jeunesse. Mais les enfants ont-ils vraiment besoin des livres pour apprendre à chanter la comptine du « tous menteurs » ? Dommage. NB : dans le code typographique français, aucun métier, aucune fonction – d’ouvrier à poète, pape ou président – n’appelle de capitale en début de mot. Il ne suffit pas d’une majuscule pour imposer le respect… de la politique. par Corinne Chiaradia PS : Du même auteur et dans la même collection, nous préférons Ce soir, y a match
(éd. T. Magnier, coll. Petite poche, 2003) : Un tournoi
international de foot à la télé est l’occasion
pour les quatre enfants Toucouleur de tester, pour de rire (… ou
presque), leur attachement à leurs patries d’origines. L’affaire
se complique au fur et à mesure des éliminations, des
paris et des alliances entre frères et sœurs, on passe du
« on » aux « ils » selon que l’équipe
supportée a gagné ou non. C’est toujours très
politiquement correct, mais bien plus drôle et imaginatif que le
précédent. On sourit au portrait de la famille,
mère comprise, qui se rassemble et s’écharpe devant la
télé, tandis que le père s’endort contre le frigo.
La caricature – des supporters et de la famille multicolore
– est affectueuse. Date de publication de l'article : vendredi 10 février 2006. Tous les prix mentionnés sur ce site le sont à titre indicatif, ils correspondent à la date de rédaction du contenu de la page. | Librairie membre de | ||
© 2005 Comptines/Comptines & Compagnie - Toute reproduction totale ou partielle est interdite. - Mentions légales
Visuels Comptines&Compagnie : Henri Meunier - Conception et réalisation du Site : Stéphane Delprat.