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Puisque par nature impensable et impossible objet de connaissance en dehors du fait biologique, ce que l’on nomme la mort n’est que le miroir de ce que l’homme espère ou redoute. Autour des rites apparaît le désir de donner un sens à la mort, de tenir la peur qu’elle inspire à distance et la volonté d’établir une relation pacifiée avec les défunts. Par les rituels funéraires ou la commémoration des disparus, les vivants manifestent aussi le désir de s’assurer un traitement favorable au moment de leur propre décès. Dans notre culture occidentale, la première moitié du vingtième siècle a été fortement marquée par des rites de passage importants, essentiellement religieux, très codifiés et à forte valeur symbolique. (...) Mais, aujourd’hui, tous les historiens signalent l’émergence d’une mort déritualisée. L’éloignement des familles, la désaffection pour les rituels religieux entourant la mort peuvent laisser croire qu’elle n’est plus qu’une affaire individuelle, que l’émotion est refusée et que les rites n’ont plus de raison d’être. Pourtant, la littérature pour la jeunesse propose de nombreux ouvrages où sont mises en scène, ici et ailleurs, les pratiques culturelles des adultes souvent intégrées à une tradition véhiculée à travers les générations. (...)
Date de publication de l'article : novembre 2002. Tous les prix mentionnés sur ce site le sont à titre indicatif, ils correspondent à la date de rédaction du contenu de la page. |
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