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Vous êtes à > Nos dernières lectures > Vitrine de mars 2005
Depuis que son père a été amené par les gendarmes, Léonore a l’impression d’être invisible. « Tu es trop petite. Tu ne peux pas bien comprendre » lui dit sa mère. Léonore en effet ne comprend pas : pourquoi les autres l’évitent-elle ? Pourquoi sa maman ne chante-t-elle plus ? C’est sans doute parce qu’on ne peut pas aimer les enfants de prisonniers. Léonore se renferme en elle-même et se raconte des histoires. Elle refuse d’écouter les explications de la maîtresse sur les bêtises que commettent parfois les grandes personnes, et n’ose pas questionner clairement sa mère sur son père absent. C’est grâce à une rédaction (« Racontez votre vie ou la vie d’un être que vous aimez ») que Léonore va pouvoir s’exprimer et gagner l’amitié et le soutien de ses camarades de classe. Marie-Claude Bérot signe ici un récit bref et facile à lire pour mieux comprendre le désarroi des proches de prisonniers, le vécu quotidien de la honte, ce qui se passe quand on s’imagine que la faute d’un père rejaillit sur toute la famille. Signalons au passage qu’un roman épistolaire sur le même thème (Petit papa- prison) vient de paraître aux éditions Casterman. par Nathalie Ventax
Date de publication de l'article : mars 2005. Tous les prix mentionnés sur ce site le sont à titre indicatif, ils correspondent à la date de rédaction du contenu de la page. |
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