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Librairie Comptines
Comptines & Compagnie
 
Premières lectures
Manu et le psy / Papa n’est jamais là !
souligne

Éric Englebert (texte) & Claude K. Dubois (ill.)
Éd. Grasset jeunesse, coll. Lampe de poche « les petits bobos de la vie »
mars 2006, 42 et 45 pages – 5,50 € chaque
Manu n’a pas le moral et rien ne va plus. Même au foot ce n’est pas la forme et « Double Z » – pour doué comme Zinedine Zidane – est devenu « Double Zéro ». Il a « comme une boule dans le ventre  », il est triste et n’arrive pas à s’endormir, le soir. Il dit : «  je pense à plein de choses qui viennent tout le temps dans ma tête ». Valentin s’inquiète pour son meilleur ami et lui raconte qu’au moment du divorce de ses parents, lui aussi était triste tout le temps et qu’il est allé voir un « psy ». Le psy ! Les parents de Manu y ont déjà songé, mais Manu pense que les psy c’est pour les fous et que lui, il ne l’est pas ! Pourtant, quelques jours plus tard, Manu lui confie un secret : depuis peu il va chez le psy, ou plutôt « la » psy, puisque que c’est une femme, comme la maîtresse, Madame Corentin. Et très vite (un peu trop vite, mais ce genre de récit laisse peu de temps au temps) Manu va mieux : ses résultats scolaires remontent, son moral aussi et bientôt, avec l’aide de Valentin, il retrouve ses talents au ballon rond.

Elsa a un papa très occupé. Il travaille beaucoup, il rentre tard, la tête pleine des soucis de la journée et n’a jamais de temps pour sa fille. Mais quand il oublie de venir au goûter d’anniversaire d’Elsa, la coupe est pleine et Elsa vraiment furieuse ! Elle crie : « Tu n’es jamais là comme les autres papas ! Tu ne viens jamais me chercher... Tu ne m’écoutes jamais ! T’as jamais le temps ! Je déteste ton travail... Je te déteste ! ». Le papa d’Elsa lui avoue, la mine piteuse, qu’il « ne sait pas faire autrement » ... Mais va essayer de se faire pardonner.

Des histoires simples, presque simplistes, mais touchantes, surtout parce que les mots sonnent juste, comme ceux de Manu pour décrire ce qu’il ressent, ou ceux d’Elsa qui hurle à son père qu’elle le déteste. Des dessins très présents et pleins de tendresse. Ces petits livres sont assez réussis si l’on passe sur leur côté un peu démonstratif, très « psy ». Cela dit, dans ce registre, on a connu pire !
par Ariane Tapinos

Date de publication de l'article : mardi 20 juin 2006.

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