![]() | ||||
| | ||||
| Vous êtes à > Nos dernières lectures > Vitrine de janvier / février 2006
Le 4 janvier 1935, Caribou,
douze ans, commence une nouvelle vie. Son père vient de trouver
un emploi de gardien-électricien à Alcatraz et c’est sur
cette île rocailleuse de cinq hectares, qui renferme une des
prisons les plus célèbres du monde, que la famille
Flanagan prend un nouveau départ. En cette période de
crise, c’est une chance pour tout le monde et surtout pour Nathalie, la
« petite » grande sœur de Caribou qui doit
intégrer l’école d’Esther P. Marinoff, un institut
moderne où – toute la famille l’espère – elle
pourra faire des progrès et peut-être guérir. Car
Nathalie est autiste et ses parents ne savent plus quoi faire pour
qu’elle ait une vie « normale », tant ils se sentent
dépassés par cette maladie qui n’a même pas encore
de nom. Pour Caribou qui doit jongler entre son statut de «
nouveau », sa passion pour le base-ball, le règlement
strict de la vie sur l’île et le temps qu’il passe à
s’occuper de sa soeur, la vie n’est pas rose, et elle devient
même très difficile avec les intrigues que noue cette
peste de Flora (la fille du directeur de la prison) et auxquelles elle
veut absoluement le faire participer. Mais habiter à la
même adresse que le mythique Al Capone apporte aussi quelques
avantages et son lot d’aventures quotidiennes, comme Caribou ne va pas
tarder à s’en apercevoir... Gennifer Choldenko, dont c’est le deuxième roman, nous entraîne dans la petite communauté qui vit au pied du pénitencier. Les enfants des familles de gardiens, de gestionnaires de la prison font de ce microcosme un terrain de jeu fabuleux, d’où le danger n’est pourtant jamais absent. On se réjouit aussi de voir figurer à la fin du roman les notes de l’auteur sur ses recherches, tout à fait intéressantes (et assorties d’une bibliographie, SVP !) qui sont un véritable petit dossier historique sur des anecdotes évoquées dans le roman. Si le récit gravite essentiellement autour des problèmes engendrés par l’autisme de Nathalie, on ne tombe pas non plus dans le pathos : cette chronique familliale qui allie suspense, humour et aventures, reste, malgré son sujet très sérieux, une lecture vraiment distrayante. par Nathalie Ventax Date de publication de l'article : samedi 11 février 2006. Tous les prix mentionnés sur ce site le sont à titre indicatif, ils correspondent à la date de rédaction du contenu de la page. | Librairie membre de | ||
© 2005 Comptines/Comptines & Compagnie - Toute reproduction totale ou partielle est interdite. - Mentions légales
Visuels Comptines&Compagnie : Henri Meunier - Conception et réalisation du Site : Stéphane Delprat.