![]() |
||||
|
|
||||
![]() |
Vous êtes à > Nos dernières lectures > Vitrine de février 2005
Minata a six ou sept ans. Elle vit dans un village d’Afrique au rythme des « ploc ploc du mortier des mamans » et du « tam tam parleur des papas ». Un matin ce sont les bruits des fusils qui remplacent ceux du mortier et du djembé. Minata et sa poupée Aïssa se cachent et assistent impuissantes et terrifiées aux tueries et au départ des Blancs qui « s’enfuyaient en compagnie de grands soldats blancs qui les protégeaient ». Elles courent pour échapper aux enfants soldats. Minata retrouve Djigui, un enfant de son village et, avec lui, elle attendra que s’écoule le temps, que la saison des pluies fasse renaître la vie, et la saison sèche « brûler les pistes et sécher les larmes ». Voilà un très bel album qui raconte avec des mots simples et des illustrations à la fois évocatrices mais belles, la guerre et ses ravages sur les enfants. On pense en particulier au Rwanda. Surtout dans cette double page où les cadavres apparaissent sous les branches des arbres, évoquant les témoignages des rescapés du génocide tutsis qui se cachaient des journées entières dans les marais pour échapper à leurs bourreaux hutus (Jean Hatsefeld, Dans le nu de la vie. Récits des marais rwandais et Une saison de machette, éditions du Seuil). Yves Pinguilly et Frédérick Mansot apportent la preuve, s’il en était encore besoin, qu’il est possible de raconter aux enfants les pires folies des adultes. Il faut savoir trouver le ton juste, dans le verbe comme dans l’image. Tous deux y réussissent pleinement dans ce très beau et très poignant album. par Ariane Tapinos
Date de publication de l'article : février 2005. Tous les prix mentionnés sur ce site le sont à titre indicatif, ils correspondent à la date de rédaction du contenu de la page. |
Librairie membre de |
||
© 2005 Comptines/Comptines & Compagnie - Toute reproduction totale ou partielle est interdite. - Mentions légales
Visuels Comptines&Compagnie : Henri Meunier - Conception et réalisation du Site : Stéphane Delprat.